[Opinion] Les jeunes de l’axe ne sont pas les demont qu’on nous présente (Lincoln Soumah)

[Opinion] Les jeunes de l’axe ne sont pas les demont qu’on nous présente (Lincoln Soumah)

Cette position, je la défends depuis de belles « lustres ». Et merci à la journaliste Kadiatou Kaba de la RTG qui s’est également rendue à l’évidence, comme moi, et qui en témoigne dans un post sur sa page Facebook.

En effet, la journaliste dans sa voiture est tombée dans un trou à Koloma, en route pour le JT de 20h 30 lorsqu’elle a été secouru par plusieurs jeunes de ce quartier réputé chaud de l’Axe sans condition aucune. Après cette dure épreuve, elle se rend compte que ses « sauveurs » sont d’une autre communauté en dépit d’être de l’Axe de « mal » comme estiment beaucoup. D’où sa reconnaissance.

Chère amie et consœur,
Ces jeunes qui sont traités de tous les noms d’Israël sont, à vrai dire, des Anges que notre État a transformés en « demons » pour des raisons purement politiques.

Pour la petite histoire, en 2007, la grande mobilisation pour accueillir Lansana Kouyaté, nommé Premier ministre chef du gouvernement, est venue de là. Il en été de même pour le capitaine Dadis Camara, un an après. Ce sont les mêmes populations (jeunes) qui ont légitimité le coup d’État du 5 septembre 2021 en Guinée en accueillant en fanfare le cortège du colonel Doumbouya.

La seule préoccupations de ces jeunes, c’est la soif du changement vrai pour le bonheur de toutes les filles et fils de Guinée. J’en suis convaincu.

Mais si vous humiliez devant un enfant ses parents, vous tuez en sa présence ses frères, amis et proche, sans aucune forme de justice, vous fabriquez un « Monstre » contre sa propre société. Voilà la situation de l’Axe.

Depuis 30 ans, notre État n’a réalisé que des infrastructures de répression dans cette partie de Conakry (plusieurs BAC et CMIS, des PA et encore des PA).

Pourquoi de Hamdallaye à Kagbelén, la construction d’écoles , de Maisons de jeunes et d’aires de jeux (terrains) a cessé d’être une priorité de nos gouvernants ces dernières années ?

Un père de famille qui abandonne ses propres enfants doit-il s’étonner de les retrouver dans la rue?

Alors comme le disent les ivoiriens : 《Cabri mort n’a pas peur de couteau 》. Voici la réalité de l’Axe.

Ibrahima Sory Lincoln Soumah